Alimentation
Onzain favorise les circuits courts et le bio
La commune d’Onzain a reçu le label Bio engagé, le 18 septembre, afin de récompenser son travail au sein de la restauration collective de l’école pour offrir une alimentation locale et bio.
La commune d’Onzain a reçu le label Bio engagé, le 18 septembre, afin de récompenser son travail au sein de la restauration collective de l’école pour offrir une alimentation locale et bio.




Les élus de la commune d’Onzain, dont le maire, Pierre Olaya, se sont félicités de recevoir le label « Bio engagé » qui récompense une politique en faveur des circuits courts et du bio, mercredi 18 septembre. « Notre commune est fière de recevoir ce label qui démontre notre volonté depuis des années d’offrir une alimentation de qualité à nos jeunes. C’est un engagement collectif », a précisé Marie Clément, adjointe au maire en charge de l’enfance, de la jeunesse et de la vie scolaire.
35 % d’alimentation durable et de qualité
Au sein de la restauration collective de l’école d’Onzain, 240 repas sont servis par jour, soit un total de 38 500 repas par an, avec 28 % de bio. « La commune est bien au-delà des exigences de la loi Egalim qui oblige les collectivités territoriales à avoir 20 % de bio dans les repas servis », souligne Cléa Blanchard, animatrice du PAT (Projet alimentaire territorial) du Pays des châteaux.
Dès le début de l’apparition de la loi Egalim en 2018, la commune a décidé de travailler en faveur d’une alimentation davantage locale et bio. « On a arrêté le surgelé et les équipes de restauration travaillent au quotidien avec des produits frais désormais. Il a fallu réadapter les horaires de travail. Les pratiques ont été modifiées, mais c’est tellement plus valorisant », reconnaît Gwendal Arnoult, responsable du service Enfance, jeunesse et vie scolaire à la commune d’Onzain. À présent, la restauration collective de l’école d’Onzain propose 28 % de produits bio et 35 % d’alimentation durable et de qualité, avec notamment des produits venant de producteurs locaux. « La viande est issue d’un éleveur à Vallières-les-Grandes, les pâtes, de la Ferme du Chat blanc et les pommes de terre viennent de Pontlevoy », énumère le responsable de service.
Six communes accompagnées chaque année
Le respect de la loi Egalim n’est toutefois pas toujours simple en termes d’organisation, notamment pour les livraisons. « On voudrait avoir plus de produits locaux, mais il n’est pas toujours simple pour les producteurs de nous livrer », relève Gwendal Arnoult.
C’est un processus qui prend du temps. Il y a d’abord eu une expérimentation de deux ans, avec un accompagnement de la part du PAT de la communauté de communes du Pays des châteaux. « C’est un vrai choix politique. Il y a eu un réel effort financier de la commune pour parvenir à ces pourcentages », note Gwendal Arnoult.
Depuis 2021, le PAT du Pays des châteaux accompagne chaque année six restaurations scolaires de six mairies avec des journées de formation ainsi que des animations. « Notre objectif est d’informer et mettre en lien les communes sur les plateformes existantes, comme Agrilocal et Manger bio. Nous organiserons aussi un forum courant 2025 permettant de favoriser la rencontre entre les producteurs et les restaurations collectives », détaille Cléa Blanchard.