Édito
Olivier Hardouin : « La FNSEA est un syndicat fort et je suis fier d’y appartenir »
Céréalier à Saint-Gourgon (Loir-et-Cher), Olivier Hardouin a été élu président de la FNSEA 41 lors du conseil d’administration électif lundi 31 mars à Blois, succédant ainsi à François-Xavier Rone. Il évoque ici les priorités qu’il souhaite fixer pour le syndicat.
Céréalier à Saint-Gourgon (Loir-et-Cher), Olivier Hardouin a été élu président de la FNSEA 41 lors du conseil d’administration électif lundi 31 mars à Blois, succédant ainsi à François-Xavier Rone. Il évoque ici les priorités qu’il souhaite fixer pour le syndicat.

Tout d’abord, je tiens à remercier François-Xavier Rone pour son engagement durant ses deux années de mandat. Il a dû gérer des manifestations sans précédent dans le département l’année dernière. Concernant la régionalisation du syndicat, entamée depuis 2019, il a travaillé sans relâche pendant deux ans sur des sujets organisationnels, l’empêchant malheureusement de se consacrer autant qu’il l’aurait souhaité à la partie syndicale. Aujourd’hui, tout est assaini, et je le remercie pour ce travail de l’ombre qui me permet de reprendre la présidence d’un syndicat en route vers l'avenir.
Lorsqu’il m’a contacté pour reprendre la présidence du syndicat, j’ai humblement accepté la mission qui m’était confiée. Une nouvelle fois, je le remercie pour sa confiance. Mon sens des responsabilités m’oblige à poursuivre le travail engagé. De nombreux défis attendent l’agriculture dans les années à venir, et la FNSEA 41 se doit d’être présente pour accompagner les agriculteurs dans leur évolution.
Le défi démographique du monde agricole est déjà lancé, et pour répondre aux enjeux du renouvellement des générations et de l’installation des jeunes, nous devrons entretenir un lien fort avec le syndicat Jeunes agriculteurs. Un autre défi, souvent oublié mais pourtant essentiel à la pérennisation de notre agriculture en France, est celui de l’économie de nos exploitations. Sans argent dans nos fermes, il est difficile de réussir à se projeter et ainsi porter des ambitions de développement.
Notre syndicat devra également relever le défi de la communication. Nous devons mieux informer sur les nombreuses normes qui nous sont imposées par méfiance sur notre travail et mettre en avant notre résilience, en proposant toujours des productions de qualité. Nous devons être fiers d’être producteurs de nourriture et d’énergie pour nos concitoyens. Ce sont des missions nobles.
Concernant l’actualité récente de la chambre d’Agriculture*, je tiens à rappeler que rien n’est encore acté ni signé. Nous sommes soumis à l’attente de la décision du recours qui met en cause l'organisation du vote du président, dont le préfet de Loir-et-Cher avait la charge, et qui sera rendue à partir du 10 avril. Quoi qu’il en soit, ces élections nous obligent à nous remettre en question, comme cela a été évoqué lors du congrès national de la FNSEA à Grenoble fin mars (voir en page 14, NDLR). En Loir-et-Cher, nous nous associerons à la transformation que souhaite mettre en place le syndicat au niveau national pour favoriser la mobilisation sur le terrain. Le contact direct avec les agriculteurs est essentiel.
La FNSEA est un syndicat fort, et force de proposition, et je suis fier d’y appartenir. »
*La Nouvelle République a indiqué que Arnaud Bessé, président de la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, avait annoncé vouloir démissionner de la présidence d’ici au 30 avril.
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