Sept Mexicains au pays des escargots
Un groupe de chercheurs mexicains est allé à la découverte des entreprises agricoles du Loir-et-Cher.

Le 24 juillet, sept Mexicains, appareils photos et smartphones en main, découvrent avec étonnement l’élevage de « caracoles » ( c’est-à-dire les escargots, en espagnol) de Nicolas de Guillebon, à Vouzon. L’agriculteur explique son travail. « Fin avril-début mai, je lâche 200 000 escargots de un millimètre dans les parcs. Ils ont cinq mois pour parvenir à 4-4,5 cm ». Armando, l’un des visiteurs mexicains, traduit.
Le groupe est constitué de chercheurs de l’université de Merida, dans l’état du Yucatán - au sud-est du Mexique. C’est Nelly Schimowski, conseillère d’entreprise à la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, qui a organisé leur séjour dans notre département.
Cet après-midi-là, chez Nicolas de Guillebon, ils veulent comprendre sa logique de chef d’entreprise, savoir ce qui l’a amené à devenir héliciculteur. De façon plus générale, ces universitaires « sont missionnés par le gouvernement mexicain, qui cherche à mettre en place un meilleur maillage entre les actions touristiques et les entreprises dans le milieu rural », détaille Nelly Schimowski. Ils s’intéressent à différents volets : création et développement des petites entreprises, tourisme d’entreprise, canaux de distribution, transformation des produits agricoles, accompagnement des projets, maillage territorial… Entre le 16 et le 29 juillet, ils ont découvert des entreprises et projets du département qui illustrent ces thématiques.
Accueillis par le Pays des châteaux, le Pays vendômois et le Pays de grande Sologne, ils ont profité d’interventions de représentants des chambres consulaires, ils ont été reçus par le maire de Vendôme, ils ont découvert le Baladodrive. Ils ont aussi visité la boutique du chocolatier Max Vauché à Bracieux, l’élevage de cervidés de la ferme de l’Etang à Epuisay, le supermarché Leclerc de Blois et son association de producteurs locaux, la Maison des étangs à Saint-Viâtre…
Un partenariat est envisagé entre l’université de Merida, les Groupements d’action locale (Gal) du département et la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher.
Laure Sauvage