Mangeons Loiret : un PAT pour favoriser l’alimentation locale
Le Département du Loiret et la chambre d’Agriculture initient ensemble le Projet alimentaire territorial (PAT) « Mangeons Loiret », qui a pour ambition de valoriser les produits locaux, de qualité et de saison.

Impulsé par le Département du Loiret et la chambre d'Agriculture, « Mangeons Loiret » est un Projet alimentaire territorial (PAT) qui vise à relocaliser l’alimentation des Loirétains.
Celui-ci a été reconnu fin août par le ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation, qui fait valoir son ancrage territorial, la volonté des acteurs de travailler ensemble pour offrir à tous les Loirétains une alimentation durable et de qualité.
Lancé en 2018, ce PAT mobilise l’ensemble des acteurs professionnels de l’alimentation (agriculteurs, artisans, restaurateurs, transformateurs, restauration collective et distributeurs) pour valoriser les produits locaux, de qualité et de saison, via la plate-forme Approlocal.
« Je suis très heureux que le ministère de l’Agriculture ait reconnu notre PAT qui rayonne à l’échelle départementale, a débuté Marc Gaudet, président du conseil départemental, le 21 septembre aux Vergers de Melleray, à Saint-Denis-en-Val. On voulait aller assez vite dans la démarche, faire un travail de maillage fin, rapide, tout en gardant l’échelle du département pour rester agile ».
À noter qu’il existe quarante PAT au niveau régional et seulement 4 au niveau départemental.
Jean-Marie Fortin, président de la chambre d'Agriculture du Loiret, a confirmé l’intérêt de la dimension départementale qui permet d’être « plus efficient, rapide et actif » et a rappelé la volonté de la Chambre d’emmener 80 % des agriculteurs vers la labellisation, une certification de qualité en 2025.
Lancée en octobre 2019, Approlocal compte à ce jour 85 producteurs pour 65 clients (restaurateurs, communes, grandes surfaces…).
Une démarche qui « avance bien » et qui va être bonifiée via un travail de réflexion sur l’aspect logistique, notamment, avec l’idée de trouver un prestataire qui fait déjà ce travail dans le département.
« C’est impératif de gérer la logistique pour décharger les producteurs de cette charge supplémentaire et faire en sorte que l’agriculture soit viable et vivable, a souligné Jean-Marie Fortin.
L’agriculteur ne peut plus produire pour produire, il faut produire face à un marché, une demande, des attentes sociétales. Aujourd’hui nous sommes dans une démarche de progrès pour aller vers une transition agro-écologique ».
Le conseil départemental, conformément à son projet de mandat 2015-2021, souhaite conforter la place essentielle de l’agriculture dans l’économie loirétaine et préparer au mieux son avenir.
Chaque année depuis 2018, cette politique bénéficie d’une aide financière de plus d’un million d’euros, dont 237 120 euros pour le PAT en 2020.