Terres d’Eure-et-Loir affirme son rôle dans le territoire
L’association de la marque Terres d’Eure-et-Loir a tenu son assemblée générale le 13 mars à Chartres et fait le constat d’une demande forte du territoire pour les produits fermiers.
C’est sur un satisfecit que Geneviève Prieur a ouvert le 13 mars à Chartres, l’assemblée générale de l’association de la marque Terres d’Eure-et-Loir, qu’elle préside.
En effet, quatre de ses adhérents ont décroché au moins une médaille lors du dernier Concours général agricole : « L’Eure-et-Loir peut avoir la tête haute. Ce n’est pas ce que l’on pourrait s’imaginer dans beaucoup de départements, que l’Eure-et-Loir possède une diversité et une qualité telle. Ça redonne le moral et c’est important en ce moment », a-t-elle souligné.
Le président de la chambre d’Agriculture, Éric Thirouin, est intervenu ensuite pour préciser les modalités de soutien et assurer de la volonté d’accompagnement de la chambre, ajoutant que dans ce contexte de crise, « il existe une demande de plus en plus forte de diversification. Beaucoup d’agriculteurs se posent la question. Aussi, nous avons décidé d’embaucher une personne supplémentaire dans ce service (aux côtés d’Aurélie Toutain, ndlr). Dans des années comme ça, s’il y a des demandes, la chambre se doit d’y répondre ».
Il a souligné également que les attentes de la société en matière de produits locaux s’exprime de plus en plus clairement : « Les collectivités territoriales frappent à la porte de la chambre en disant, nous souhaitons pouvoir répondre à la demande, notamment sur la restauration collective avec cette ambition de 20 % de produits bios ou fermiers. Il y a des possibilités qui vont s’ouvrir, en particulier sur les appels d’offres. Un projet de légumerie a été lancé... Un certain nombre de signaux montrent que l’on est à un tournant sur tous les sujets qui vous intéressent ».
La suite des travaux de l’assemblée a été consacrée à la restitution d’un mémoire de fin d’étude en marketing, réalisé par Natalia Jeandey portant sur le développement de la marque Terres d’Eure-et-Loir à l’aide d’une structure commerciale collective.
Elle est partie du constat de la demande croissante des consommateurs suivie par l’ouverture de nombreuses structures collectives comme les magasins de producteurs, les Amap ou les drives fermiers. Pour arriver à la conclusion qu’un camion équipé, faisant office de drive fermier et se déplaçant tous les jours sur le territoire, serait un choix pertinent.