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FNSEA 28 - JA 28
Les éleveurs ciblent Lactalis

Les éleveurs laitiers de la FNSEA 28 et de Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir ont mené une action au sein du Centre Leclerc de Margon et de l’Intermarché de Nogent-le-Rotrou, vendredi 19 janvier, pour dénoncer le prix du lait payé par Lactalis au moment où se jouent les négociations commerciales.

Vendredi 19 janvier dans la matinée, une vingtaine d'agriculteurs de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs d'Eure-et-Loir investissent les rayons des enseignes Leclerc à Margon et Intermarché à Nogent-le-Rotrou. Il s'agit de dénoncer la politique de baisse du prix du lait payé aux producteurs par le géant Lactalis tandis que se jouent les négociations commerciales entre la grande distribution et les industriels.

Compris par les consommateurs

Armés simplement de planches de stickers sur lesquels on pouvait lire « Ce produit ne rémunère pas les producteurs ! », les éleveurs ciblent consciencieusement les produits de l'industriel dans les rayons et collent leurs étiquettes dessus. Ils en profitent également pour engager le dialogue avec des consommateurs, qui, pour la plupart, comprennent et approuvent leur démarche.

À l'issue de leur action, emmenés par le président de la section laitière de la FNSEA d'Eure-et-Loir, Christophe Provôt, et de celui de l'Unell*, Yohann Serreau, les éleveurs rencontrent les directeurs des deux grandes surfaces : Ludovic Duluard pour le centre Leclerc de Margon, puis un peu plus tard, Pascal Richez pour l'Intermarché de Nogent-le-Rotrou.

Ce que les responsables syndicaux ont expliqué, c'est que leur demande vis-à-vis de Lactalis était pour le moins raisonnable : « Nous demandons 25 euros les mille litres, l'impact serait vraiment minime pour les consommateurs, quelques centimes. Et l'on voit bien qu'ils sont capables de faire cet effort quand ils se tournent vers des marques plus éthiques, pointe Yohann Serreau. Ce qui m'inquiète, c'est qu'aujourd'hui Lactalis semble vouloir sortir du cadre de la loi Egalim ».

« Si Lactalis baisse ses prix, cela donne un signal aux autres et risque de tirer toute la filière vers le bas, ajoute Christophe Provôt. Il y a eu un travail de fond ces derniers temps, les relations étaient meilleures avec les industriels, nous ne voulons pas de retour en arrière. Et si l'on veut encore du lait en France demain, il faut un prix rémunérateur. Nous sommes là pour faire passer le message. Si la grande distribution fait pression sur les collecteurs, ça peut avoir un effet ».

L'info sera remontée

« Je remonterai l'info, assure le directeur d'Intermarché, Pascal Richez. Je ne suis pas idiot, je suis sur un territoire où il y a beaucoup d'agriculteurs. Tous les consommateurs ne sont pas réfractaires aux prix justes, on le sait ». Son confrère du centre Leclerc est sur la même longueur d'onde. Mais si ça ne suffit pas, les éleveurs ont promis de revenir rapidement. Et ce ne sera peut-être pas la même musique…

 

Retrouvez l'action en vidéo :

Action de stickage des produits Lactalis en Eure-et-Loir.

*Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis.

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