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L’azote attire les exploitants à la chambre

Nouveau succès pour la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir qui organisait le 10 février à Chartres, ses deuxièmes Universités du soir sur le thème de l’azote.

Le 10 février, à Chartres. Un sujet qui intéresse tous les exploitants, des exposés brefs et complets : les Universités du soir organisées par la chambre d’Agriculture font un tabac.
Le 10 février, à Chartres. Un sujet qui intéresse tous les exploitants, des exposés brefs et complets : les Universités du soir organisées par la chambre d’Agriculture font un tabac.

La deuxième édition des Universités du soir de la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir n’a pas démenti le succès de la première. De fait, la salle Mathurin Régnier était pleine comme un œuf, ce 10 février quand le vice-président de la chambre Thibaud Guillou a ouvert la soirée. Et si le thème choisi — azote : allier rendement, qualité et réglementation — peut expliquer l’intérêt des exploitants, c’est aussi la certitude d’apprendre quelque chose de nouveau qui les fait venir en si grand nombre.

Il y avait donc du grain à moudre pour chacun dans les trois interventions qui se sont succédées, le propos étant qu’il soit le plus riche en protéines possible. « La protéine, c’est la condition d’accès au marché », a pointé le directeur de Terris Union Jean-Sebastien Loyer, dans son intervention, autant dire le nerf de la guerre, ce vers quoi était tendue toute cette soirée. D’autant qu’en cinq ans, ce taux de protéines aurait baissé d’un demi point...

Tout d’abord et de façon très pédagogique, l’agronome Patricia Huet a expliqué le lien entre l’azote et la croissance de la plante et précisé qu’en matière de rendement celui-ci n’influait que sur le nombre de grains au mètre carré et non sur le poids de mille grains, qui est lié au contexte pédoclimatique : « d’ailleurs, plus le grain est gros, plus l’azote est dilué et c’est lié aux conditions de fin de cycle », a précisé l’agronome. Comme chacun a pu le constater récemment. Et les choses se compliquent encore un poil lorsque l’on apprend qu’il y a une corrélation négative entre le rendement et le taux de protéines... « Il faut choisir le bon cheval, la bonne variété », a relevé Patricia Huet.

La suite de l’exposé a été consacrée à la manière de bien réaliser ses apports d’azote : faire un reliquat sortie hiver et bien calculer sa dose en fonction d’un objectif de rendement et du sol : « en mettre plus n’apporte rien, ni en rendement, ni en protéines ». Enfin il convient d’apporter au plus près des besoins de la plante.

Cette soirée a été l’occasion pour Thierry Savoie, le responsable du pôle agronomique de la chambre d’Agriculture, de présenter un outil mis en ligne sur le site Internet de la chambre et destiné à calculer la bonne dose d’azote dans le cadre du cinquième programme de la directive nitrate. En effet, celle-ci stipule que l’exploitant doit définir ses propres rendements de référence. Il doit ainsi déterminer la moyenne olympique de ses rendements sur cinq ans en éliminant la moins bonne année et la meilleure pour chaque culture et type de sol. Il peut aussi faire abstraction du type de sol, ou aller chercher les résultats de l’année N-6 pour pallier à un accident. À défaut, il peut aussi utiliser la grille de référence départementale. Ensuite, il convient d’adapter ce rendement au potentiel de la parcelle...

Cette relative complexité a poussé les agronomes à proposer un outil adapté : « Nous avons créé cet outil car nous avions le sentiment qu’il y avait un besoin fort. Et vous allez vite vous prendre au jeu », a pointé Thierry Savoie. En effet, la « moulinette à rendement » permet de répartir les objectifs de rendement en fonction du type de sol tout en respectant la moyenne de l’exploitation — plus faible en sol léger qu’en sol profond par exemple — ou utiliser la grille départementale en fonction du précédent et du type de sol. Pratique.

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