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Lait
Ces partenaires sont là pour vous accompagner.

La journée dynamique laitière s’est déroulée, mercredi 2 avril, sur la commune de Montbouy.

L'après-midi était consacrée à la visite de l'exploration de Didier Doreau à Montbouy.
L'après-midi était consacrée à la visite de l'exploration de Didier Doreau à Montbouy.
© Sabrina Beaudoin

Les partenaires Qualilait que sont le CRIEL, la laiterie de Saint-Denis de l’Hôtel, Senagral, Triballat, la FDSEA 45, les JA 45, le GDS 45, ALYSE, la chambre d’agriculture du Loiret et les GDA ont invité les éleveurs et l’ensemble de la filière à une journée thématique. Cette année la journée « Dynamique Laitière » a réuni les éleveurs laitiers du département et un grand nombre d’invités  autour des Mammites. La journée s’est déroulée en deux temps, tout d’abord une première partie en salle où Coralie Chazot du CRIEL a présenté le nouvel accord germes puis le Docteur Laure Malherbe du GDS 37 a présenté un sujet sur « mammites, connaître pour bien traiter ».


Quoi de neuf sur les mammites ?

Depuis le 1er avril, un nouvel accord interprofessionnel sur les laits hors normes est entré en vigueur afin de répondre aux exigences européennes. Validé en décembre et homologué pour trois ans, cette nouvelle règle vise désormais à analyser tous les mois les situations de laits hors normes et s’applique aux germes et aux cellules.

Pour avoir un lait, répondant aux critères européens, il ne faut pas dépasser 400 000 cellules/ml de lait et 100 000 germes/ml de lait. Aujourd’hui, le mode de calcul évolue. Il faut se baser sur le résultat fourni par le biais d’une moyenne géométrique glissante trimestrielle pour les cellules, bimestrielle pour les germes.

L’Union Européenne, au travers d’un ensemble de règlements, appelé Paquet Hygiène, indique les dispositions à prendre pour la gestion des laits hors-normes. En France, il a été fait le choix d’avoir une approche collective sur ce dossier au travers d’un accord interprofessionnel homologué.

Cet accord a été remodelé à plusieurs reprises. En effet, une inspection de l’Office Alimentaire et Vétérinaire européen en 2009 a pointé du doigt une trop grande souplesse dans les durées de dérogations notamment. Un nouvel accord a été signé en 2012 puis reconduit en 2013 avec un engagement de l’interprofession à réaliser dans le cadre d’un futur accord, des bilans sur des moyennes glissantes plutôt que sur des périodes fixes, tel que stipulé dans le règlement européen.  C’est la principale évolution du nouvel accord et elle engendre des modifications en cascade des modalités de gestion opérationnelle.

Ce que la règlementation européenne ne prévoit pas et ce que l’accord permet

-        Un accompagnement des producteurs au travers de « plans cellules » en vue d’une amélioration durable de la qualité du lait

-        Une équité de traitement avec une procédure identique pour tous les producteurs sur tout le territoire

-        Un aménagement de la règlementation européenne avec des durées de suspensions fixes et la possibilité de déroger à la suspension de collecte dans un cadre défini

-        La gestion de situations particulières et accidentelles dans le cadre de commissions locales de recours

-        Un maintien de la production pour les producteurs concernés et la traçabilité de ces laits « hors-normes »

Coralie Chazot, du CRIEL Centre évoque les principales évolutions de ce nouvel accord : « Vous avez désormais un suivi mensuel de votre situation. Tous les mois, nous allons regarder où nous en sommes au niveau des cellules et des germes. Le plan cellule peut vous être proposé dès la première situation d’alerte contrairement au précédent accord»

Réactivité exigée !

Avant, l’éleveur pouvait se permettre d’attendre au dernier moment pour réagir. Aujourd’hui, s’il veut être collecté, il devra être réactif. Si la moyenne trimestrielle dépasse les 400 000 cellules /ml de lait, un message d’alerte est envoyé. Vous avez alors trois mois pour corriger le tir et repasser sous la barre des 400 000. Le producteur ne doit plus rester passif à un prélèvement mauvais et doit mettre en œuvre des actions correctrices. Par exemple, réaliser un contrôle de la machine à traire si le dernier excède 6 mois, effectuer des analyses vache par vache…

Un plan cellule dès la première alerte

Sur le principe, le nouvel accord ne diffère pas avec l’ancien. Le système reste le même sauf que l’éleveur est désormais prévenu plus tôt pour agir plus vite. Tous les mois, il connait sa moyenne sur des trois derniers mois, ce qui lui permet d’évaluer pleinement la situation. Le plan cellule, comme l’a précisé, Coralie Chazot, peut être activé dès les trois premiers mauvais mois mais ce n’est pas une obligation. Cet accompagnement technique et individuel devient une nécessité au prochain prélèvement si ce dernier est toujours hors norme, il devient effectif par le biais d’une visite diagnostic. Passer en plan cellule aide l’éleveur à tenter de trouver une solution à son problème mais surtout lui évite un arrêt de collecte immédiat puisqu’il fait jouer son droit à dérogation. « Ce qui est intéressant dans ce nouvel accord, c’est que la durée de suspension est désormais raccourcie et uniformisée. Maintenant c’est 6 jours minimum d’arrêt de collecte » poursuit Coralie Chazot.

Le but est de déceler plus rapidement un problème de non-conformité. L’augmentation des cellules peut s’installer dans le temps et parfois durer plusieurs mois avant que l’éleveur s’alerte. En recevant sa moyenne trimestrielle tous les mois, le producteur pourra se retourner plus rapidement vers un plan cellule ou autre pour résoudre le problème de la qualité de son lait.

Que faire ?

Il faut donc prévenir, pour mieux guérir ! Certes les producteurs auront rapidement conscience du problème mais pourront-ils vraiment agir en conséquence ? Pour l’instant, bon nombre d’entre eux sont pris au piège avec les cellules qu’ils n’arrivent pas à éradiquer. On parle de stress, de magnétisme, de mammites mal soignées, de tarissement trop court…  Mais personne ne peut donner de solutions miracles et pour cause ! Les agriculteurs se posent des questions. « Quelles sont les personnes compétentes pour régler ce fléau ? »…  Et toutes ces questions ont été entendues. C’est un travail national de longue haleine qui est en train de se mettre en place : Réexpliquer les protocoles, proposer des formations, accompagner les éleveurs et trouver des solutions sur des sujets nouveaux tel le courant parasite, par exemple. Lors de la Journée Dynamique lait, il a été rappelé « qu’Il ne faut pas subir les mammites mais bien anticiper le problème et se faire aider si besoin ». Trop d’agriculteurs se laissent débpar ce problème technique qui peut vite dégénérer en un grave problème économique. Les partenaires de Qualilait sont prêts à accompagner tous les éleveurs, alors n’hésitez pas à prendre contact avec eux.

 


Vous retrouverez dans le Loiret agricole et rural du 11 avril un point technique sur les mammittes et les inhibiteurs... plus quelques précisisons sur la visite de l'exploitatin de Didier Doreau. Des précisions à ne pas manquer...

 

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