Benjamin Auffret, vers un plongeon olympique
Membre de l’équipe de France de plongeon, Benjamin Auffret est sélectionné pour participer aux Jeux olympiques à Rio-de-Janeiro (Brésil) en juillet prochain.

Sportif de haut niveau spécialiste du plongeon, Benjamin Auffret s’apprête à vivre une année exceptionnelle : onze compétitions internationales dont les Jeux olympiques à Rio-de-Janeiro (Brésil).
« Cette sélection représente un rêve d’enfant », souligne le jeune athlète de vingt-et-un ans que rien ne destinait pourtant à ce sport.
Originaire de Perthes (Seine-et-Marne), il débute la gymnastique dès son plus jeune âge et intègre le pôle espoir à Vélizy (Yvelines). Mais des problèmes physiques, suite à une croissance rapide, l’obligent à arrêter la pratique de cette discipline à un haut niveau.
Au regard de ses excellentes qualités d’acrobate au trampoline et de son gabarit de gymnaste, son entraîneur actuel, Alexandre Rochas, lui propose de s’essayer au plongeon.
Cette discipline est peu connue en France, aucune piscine n’étant équipée pour accueillir les quatre épreuves qui composent une compétition internationale.
Et le succès est au rendez-vous dès ses premiers sauts en 2010.
Membre de l’équipe de France, il partage son temps entre l’Université de Paris VI où il prépare une licence en informatique, l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) situé porte de Vincennes, et la piscine de Montreuil, tôt le matin, qui est équipée d’un plongeoir de dix mètres.
Le rêve olympique qu’il caressait en tant que gymnaste se concrétisera donc dans une autre discipline — et plus vite que prévu.
« Suite à ma reconversion, j’envisageais une qualification pour les Jeux olympiques de 2020, mais ma cinquième place au championnat du monde à Kazan (Russie) a changé la donne », explique le jeune homme à l’allure juvénile et tout sourire.
Son nouvel objectif : monter sur le podium. Son baptême olympique se produira le 19 juillet au sein d’un bassin extérieur. Benjamin Auffret présentera six plongeons notés sur l’esthétisme, la technique et l’entrée dans l’eau — la dernière impression laissée au juge.
Au préalable, il testera les installations olympiques fin février lors d’une épreuve de la Coupe du monde qui a valeur d’entraînement pour lui alors que certains de ses collègues auront une dernière occasion de se qualifier.