Jeunes agriculteurs
Une AG pour communiquer
Vendredi 4 février, Jeunes agriculteurs Loiret tiendra son assemblée générale sur le thème de la communication positive.
Vendredi 4 février, Jeunes agriculteurs Loiret tiendra son assemblée générale sur le thème de la communication positive.

Vendredi 4 février, Jeunes agriculteurs Loiret organisera son assemblée générale départementale à la Grande Halle du château de Chamerolles. « Le conseil départemental du Loiret nous met à disposition le lieu pour ce temps fort majeur pour le syndicat », avance avec enthousiasme Maxime Buizard Blondeau, vice-président de JA 45, qui animera au cœur de l’après-midi une table ronde réunissant trois invités sur le thème de la communication positive.
« Le recensement agricole de la décennie 2010 qui vient d’être publié rappelle à quel point l’enjeu du renouvellement des générations est un sujet central tant le nombre de retraités ne va cesser de croître. Attirer des jeunes vers nos métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire est essentiel et la communication est un levier stratégique », selon Maxime Buizard Blondeau, conscient du déficit d’image du métier auprès du grand public et des nouvelles générations. « Jeunes agriculteurs a su s’emparer du sujet de la promotion des métiers et de la communication positive », poursuit-il.
Parmi les trois grands témoins figurera Sophie Cucheval, directrice des opérations de Miimosa, une plateforme de financement participatif lancée en 2014 dédiée aux particuliers et aux sociétés du secteur agroalimentaire qui s’engagent en faveur d’une transition climatique, environnementale, sociétale ou économique. Ce nouveau mode de financement permet aux acteurs professionnels mais aussi au grand public de soutenir budgétairement et collectivement des projets déposés sur la plateforme numérique. Sous forme de dons avec contreparties ou de prêts rémunérés, cette nouvelle modalité de financement permet de mettre en lien des porteurs de projets et des contributeurs. Après six ans d’existence, la plateforme a permis de collecter plus de 50 millions d’euros pour soutenir plus de 4 000 projets, accompagnés à hauteur de 20 % par des entreprises.
Communauté connectée
Deuxième invité de cette table ronde, Denis Beauchamp, président de FranceAgriTwittos, association qui permet de mettre en relation, d’abord sur le réseau social Twitter, puis physiquement, les contacts de la communauté de l’association. C’est sous la forme d’un pari lancé sur Twitter que la structure est née en juin 2017 pour rendre concrètes les relations tissées par la communauté d’agriculteurs et d’acteurs du monde agricole. « On communique sur nos métiers, notre travail au quotidien dans les champs, nos expériences, mais aussi sur notre expertise, y compris syndicale. FranceAgriTwittos permet de passer du virtuel au réel, en capitalisant sur la force du réseau. Pour le syndicat et nos événements, c’est ce que nous entreprenons. JA 45 a une certaine expérience auprès du grand public en termes de communication avec la participation aux comices et aux fêtes agricoles, mais aussi avec la campagne de communication Mangeons Loiret menée sur les réseaux sociaux ou encore celle de JA Centre-Val de Loire baptisée L’agriculture ton avenir, notre futur », résume Maxime Buizard Blondeau, en charge notamment de la communication des Terres de Jim en Beauce.
Enfin, Guillaume Lefort, président d’Agridemain, qui se donne pour mission de reconnecter l’image que le grand public se fait de l’agriculture avec la réalité en luttant notamment contre les préjugés et les idées reçues. Alors que 90 % des agriculteurs estiment que le grand public connaît mal la profession, l’association veut promouvoir une agriculture de production innovante et un élevage moderne et durable en s’appuyant sur des actions de communication telles que les Journées nationales de l’agriculture et un réseau d’ambassadeurs actifs dans toutes les régions de France.
« On compte sur les témoignages des intervenants et les échanges qui suivront pour alimenter nos réflexions sur l’utilisation de Terres de Jim pour en faire, au-delà de l’aspect festif, un véritable moment de communication sur nos métiers et nos savoir-faire », résume Maxime Buizard Blondeau.