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Un plan de filière qui inscrit les obligations des acteurs

La Fédération départementale des syndicats de producteurs de lait de Seine-et-Marne a tenu son assemblée générale le 4 avril à Dagny.

« Nous avons besoin de jeunes pour reprendre le flambeau », a lancé le président de la Fédération départementale des syndicats de producteurs de lait de Seine-et-Marne, Jean-Claude Pette, mercredi 4 avril à Dagny lors de l’assemblée générale du syndicat qui a rassemblé un grand nombre de producteurs en conclusion de son rapport moral.

Au fil de son allocution, il a égrainé les sujets d’actualité : conjoncture économique avec notamment le prix du beurre qui avait doublé de valeur fin 2017, permettant de maintenir un prix du lait correct, propension de l’Union européenne à signer des accords commerciaux avec des pays éloignés. « Si les accords du Mercosur et avec le Canada impactent peu les produits laitiers, le risque est beaucoup plus élevé avec la Nouvelle-Zélande et l’Océanie ». 

Autre sujet marquant : les États généraux de l’alimentation (EGA,) dont le report de la loi permet de discuter du plan de filière et de travailler sur les amendements. Alors que les artisans devaient jusqu’alors proposer un contrat aux producteurs, la future loi va inverser la situation et ce sont les producteurs qui feront cette démarche, ce qui devrait les pousser à adhérer à une organisation de producteurs.

Enfin, une avancée se fait sur le dossier pulpes pour le département de Seine-et-Marne avec les établissements Lesaffre. Ils fourniront des pulpes tracées ce qui rendra plus facilement accessible la contrainte de 85 % d’alimentation locale imposée par le cahier des charges des bries de Melun et Meaux. Les tourteaux seront tracés pour le brie de Meaux. La coopérative de Beton-Bazoches mène une démarche afin de développer une filière de tourteaux tracés.

À noter deux changements qui sont intervenus au 1er avril : la modification du calcul du prix par rapport aux critères de qualité et la réalisation d’une analyse par collecte.

Enfin, le directeur de la FNPL, Gilles Psalmon, est longuement intervenu sur le plan de la filière laitière France Terre de lait, dont l’ambition est une « France laitière compétitive, attractive et fidèle à son modèle de diversité qui prend toute sa place sur les marchés français, européens et mondiaux ». Ce plan se compose de trois grands engagements : définir un cadre interprofessionnel, sous six mois, qui crée des conditions commerciales plus transparentes, réactives et équitables, la création d’un socle de référence, le « standard de haute qualité » du lait et des produits laitiers, exprimant l’excellence française et offrant aux consommateurs des produits laitiers diversifiés et conformes à leurs attentes par le biais de segmentations clairement identifiables.

La présentation de ce plan a engendré de vives réactions, notamment au sujet de la fixation du prix du lait de la part de certains producteurs dont des écarts notables sont à noter. Ce constat, associé à la volonté des EGA qui ont demandé aux filières d’établir des plans de filières, ont abouti à la rédaction de France Terre de lait.

Face à des éleveurs qui en ont assez des beaux discours, Jean-Claude Pette a expliqué : « Ce plan de filière a de nombreux défauts, mais il inscrit les obligations pour les éleveurs, transformateurs et distributeurs ».

Le mot de la fin est revenu à la secrétaire générale de la FDSEA de Seine-et-Marne, Laurence Fournier, qui intervenait pour la première fois devant une assemblée de producteurs laitiers.

L’organisme de défense et de gestion (ODG) des appellations d’origine protégées pour les bries de Meaux et de Melun organisait une réunion d’information à la suite de l’assemblée générale de la FDSPL 77. L’objectif était de présenter de façon détaillée le nouveau cahier des charges des appellations d’origine protégée des bries de Melun et de Meaux qui entrera en vigueur au 1er janvier 2019.

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