Aller au contenu principal

Stéphane Travert : « Nous ne ferons pas à la place des interprofessions »

Négociation du budget de la Pac à Bruxelles, gouvernance des indicateurs de coûts de production, séparation de la vente et du conseil des produits phyto, approvisionnement des restaurants collectifs en produits bio. Dans un entretien accordé à Agra Presse avant la pause estivale, le ministre de l’Agriculture clarifie ses positions sur les dossiers chauds de l’actualité. Concernant les indicateurs de coûts de production, il insiste sur le fait que ce sont aux interprofessions de prendre leurs responsabilités.

© agrapresse

Les discussions se poursuivent sur le budget de la prochaine Pac, après la proposition baissière de la Commission. Aujourd’hui pensez-vous pouvoir atteindre votre objectif de maintien du budget alloué aux agriculteurs français ?
Aujourd’hui, je ne peux pas vous dire que c’est déjà 100 % réussi. Nous verrons à la fin des négociations. Mais nous y travaillons. Début mai, nous nous sommes retrouvés à six pays à Madrid, où nous avons écrit un mémorandum que nous avons présenté lors d’un Conseil des ministres de l’Agriculture suivant ; depuis, quatorze pays nous ont rejoints. Il manquait encore l’Allemagne dont la ministre est venue à Paris le 25 juin. Nous avons publié en début de semaine une communication sur notre volonté d’avancer ensemble. Désormais nous sommes vingt-deux. Nous avons posé un acte ; maintenant il faut le transformer en réussite.

Le contrat de coalition du dernier gouvernement allemand incluait déjà la volonté d’un budget maintenu. Sur quoi fallait-il s’entendre avec l’Allemagne : le financement du premier pilier, l’équilibre entre les piliers, le couplage des aides ?
La communication n’entre pas dans ce détail, car nous voulions insister sur les grands objectifs et la nécessité d’avoir un budget à la hauteur. L’enjeu, c’est l’ambition que nous voulons avoir pour l’agriculture. Il nous faut un budget stable à 27, et solide parce que l’agriculture européenne est en transition, avec demain plus de bio et moins de produits phytos. Il faut des moyens suffisants pour accompagner cette transition.


Concernant le projet de loi issu des États généraux de l’alimentation, en cours d’examen, quel objectif poursuivez-vous en instaurant des indicateurs auxquels il faudra faire référence dans les contrats ? Coller aux variations des marchés ou amortir le revenu des producteurs en cas de baisse ? Comment allez-vous évaluer la réussite de cette mesure politique ?

La suite de l'entretien dans notre journal.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Publiez votre annonce judiciaire et légale
Le journal Horizons lance sa plateforme en ligne dédiée à la saisie des annonces judiciaires et légales, accessible à tous depuis…
Abonnez-vous à Horizons
Vous abonner à Horizons, c'est profiter de multiples avantages.
Hervé Beulin, Damien Rocher, Benoist Bertheau et Julien Lecointe (de g. à d.) sont tous les quatre agriculteurs dans l'Orléanais. Ils témoignent de leurs difficultés.
Dans l’Orléanais, les agriculteurs tirent la sonnette d’alarme
Ce premier volet d’une tournée à travers le département donne la parole aux agriculteurs. Dans le secteur de l’Orléanais, ces…
Vendredi 14 mars, à Orléans. La nouvelle chambre d'Agriculture Centre-Val de Loire a été installée. Elle est présidée par Maxime Buizard Blondeau (5e à d.). Il succède à Philippe Noyau.
Maxime Buizard Blondeau élu à la tête de la chambre régionale d'Agriculture Centre-Val de Loire
Lors de la session d’installation de la chambre régionale d’Agriculture Centre-Val de Loire,  vendredi 14 mars à…
Les femmes en agriculture
Longtemps restées dans l’ombre, les femmes jouent un rôle essentiel dans l’agriculture aujourd'hui. Pourtant, elles doivent…
Lundi 3 mars, à Chartres. La nouvelle chambre d'Agriculture a été installée, son bureau, présidé par Yohann Serreau (2e à d.), ne conserve que trois membres de la précédente mandature.
Yohann Serreau élu président de la chambre d'Agriculture d'Eure-et-Loir
La session d'installation de la chambre d'Agriculture d'Eure-et-Loir s'est déroulée lundi 3 mars à Chartres, à huis clos.…
Publicité