L’Unesco Géoparc de Haute-Provence
L’Unesco* Géoparc de Haute-Provence fête ses 20 ans. Ses paysages d’exception à l’histoire géologique couvrant 300 millions d’années font la richesse de ce territoire.

L’histoire géologique tumultueuse de la Haute-Provence, région au seuil des Alpes et de la Provence, est à l’origine de reliefs et de paysages grandioses dont l’un des plus grands canyons d’Europe, les gorges du Verdon.
L’Unesco* Géoparc de Haute-Provence, qui s’étend sur 1 089 km2, couvre 300 millions d’années où les couches successives mettent en exergue l’histoire géologique du territoire. Par exemple, depuis le Serre d’Esclangon (1 152 m d’altitude), on découvre un gigantesque pli au cœur duquel une lame de roche s’élance vers le ciel : la Lame de Facibelle.
La notion de Géoparc émerge à la fin des années 90.
Elle puise ses racines au sein même de l’actuel Unesco Géoparc de Haute-Provence. La Réserve naturelle géologique de Haute-Provence, qui assure la protection de 18 sites classés et de 200 000 hectares depuis 1984, en est le partenaire majeur.
Selon les normes de l’Unesco qui délivre ce label, il s’agit d’un territoire aux limites bien définies qui a une superficie assez étendue pour contribuer au développement économique local. Le Géoparc doit avoir un intérêt géologique mais aussi écologique, archéologique, historique ou culturel.
L’Unesco Géoparc de Haute-Provence est riche de ses patrimoines et plus encore des femmes et des hommes qui l’habitent. Ensemble, ils forment aujourd’hui un réseau de 147 géopartenaires.
Lavandes, santons, biscuiterie, huile, eau turquoise du lac de Sainte-Croix, Moustiers-Sainte-Marie, randonnées et sports nature… enchantent petits et grands.
Laurence Goudet-Dupuis
*Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture