Aller au contenu principal

Formation
Le permis tronçonneuse européen présenté lors d'un congrès au Chesnoy

Eduforest France a organisé les 7 et 8 février le premier congrès national du permis tronçonneuse au lycée agricole Le Chesnoy, à Amilly (Loiret). L'occasion de présenter ce certificat européen.

Organisé au lycée agricole Le Chesnoy à Amilly les 7 et 8 février, le congrès national du permis tronçonneuse s'adressait à l’ensemble des professionnels concernés par le maniement de cet outil. Acteurs de la filière forêt-bois, du paysage et de l’agriculture, sapeurs-pompiers, employés municipaux ou entreprises : tous étaient conviés à participer à cette première édition de l’événement.

Prévenir les accidents

Ce congrès visait à présenter le permis de tronçonneuse, certificat européen attestant des capacités du détenteur à utiliser cette machine-outil et à l’entretenir. Instauré en Europe en 2012, puis en France l’année suivante, ce permis peut être obtenu par un professionnel ou un particulier, à l’issue d’une préparation et d'une évaluation. Vingt centres sont accrédités pour dispenser cette formation et ainsi autorisés à délivrer le certificat sur le territoire national. La formation et l’évaluation sont assurées par des formateurs-évaluateurs, eux-mêmes formés, accrédités et remis à niveau tous les trois ans.

S’il n’est pas obligatoire, le permis tronçonneuse est vivement recommandé par Eduforest. « Chaque année, plus de 300 accidents graves sont recensés en France, précise Christian Salvignol, président de l’association fédérant les centres de formation aux métiers de l’arbre et de la forêt. En huit ans, 8 257 certificats ont été délivrés sur le territoire et environ 16 000 en Europe. C’est une belle aventure européenne qui marche et qui mérite de l’attention. Chacun doit prendre conscience de l’intérêt d’être formé quand on utilise une tronçonneuse ».

Un permis valable dans toute l'UE

Le permis tronçonneuse est le premier certificat de qualification commun à tous les pays de l’Union européenne. « Plus besoin de parler d’équivalence d’un pays à l’autre, souligne Christian Salvignol. Ce certificat offre la possibilité d’être formé dans un pays, évalué dans un autre et exercer dans un troisième ». Né de la volonté de mettre en place des formations d’utilisation à la tronçonneuse dans des pays où il n’y en avait pas, ce projet européen ne veut pas remplacer les formations existantes, mais « vise à qualifier les utilisateurs de tronçonneuse qui n’ont pas eu la chance de passer par la case formation », précise le président d'Eduforest.

Aujourd’hui, l'Europe possède un standard commun à tous les centres de formation. De plus, un groupe de travail est exclusivement dédié à la mise en œuvre du certificat et à son perfectionnement. « Son objectif est de rechercher des pistes d’amélioration et de les communiquer à nos partenaires européens », souligne Christian Salvignol. D’autres certificats seraient déjà en gestation, comme l’ECC1 qui introduit les tronçonneuses à batterie et un permis débroussailleuse.

Deux jours de sensibilisation

Durant ces deux jours de congrès, les près de cent participants ont pu assister à des démonstrations grandeur nature de formation et d’évaluation. Des ateliers étaient organisés pour comprendre le fonctionnement et le déroulement du permis tronçonneuse. « L’objectif est d’informer et de sensibiliser les professionnels à la nécessité de se former et aux employeurs de former leurs collaborateurs, dans la mesure où ils sont légalement responsables de leur sécurité », conclut Christian Salvignol.

Les compétences

Il existe quatre compétences pour le permis tronçonneuse européen, appelé ECC = European Chainsaw Certificate :
- ECC1 : connaissances de base pour la coupe et concernant l’entretien d’une tronçonneuse – 300 euros ;
- ECC2 : connaissances relatives à la coupe d’arbres de petit diamètre (moins de 38 cm) – 500 euros ;
- ECC3 : connaissances relatives à la coupe d’arbres de gros diamètre (plus de 38 cm) – 500 euros ;
- ECC4 : connaissances sur l’utilisation de la tronçonneuse en milieux difficiles, en particulier dans un contexte de tempête – 500 euros.
 
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Publiez votre annonce judiciaire et légale
Le journal Horizons lance sa plateforme en ligne dédiée à la saisie des annonces judiciaires et légales, accessible à tous depuis…
Abonnez-vous à Horizons
Vous abonner à Horizons, c'est profiter de multiples avantages.
Hervé Beulin, Damien Rocher, Benoist Bertheau et Julien Lecointe (de g. à d.) sont tous les quatre agriculteurs dans l'Orléanais. Ils témoignent de leurs difficultés.
Dans l’Orléanais, les agriculteurs tirent la sonnette d’alarme
Ce premier volet d’une tournée à travers le département donne la parole aux agriculteurs. Dans le secteur de l’Orléanais, ces…
Vendredi 14 mars, à Orléans. La nouvelle chambre d'Agriculture Centre-Val de Loire a été installée. Elle est présidée par Maxime Buizard Blondeau (5e à d.). Il succède à Philippe Noyau.
Maxime Buizard Blondeau élu à la tête de la chambre régionale d'Agriculture Centre-Val de Loire
Lors de la session d’installation de la chambre régionale d’Agriculture Centre-Val de Loire,  vendredi 14 mars à…
Les femmes en agriculture
Longtemps restées dans l’ombre, les femmes jouent un rôle essentiel dans l’agriculture aujourd'hui. Pourtant, elles doivent…
Lundi 3 mars, à Chartres. La nouvelle chambre d'Agriculture a été installée, son bureau, présidé par Yohann Serreau (2e à d.), ne conserve que trois membres de la précédente mandature.
Yohann Serreau élu président de la chambre d'Agriculture d'Eure-et-Loir
La session d'installation de la chambre d'Agriculture d'Eure-et-Loir s'est déroulée lundi 3 mars à Chartres, à huis clos.…
Publicité