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Le législateur américain songe à contrer l’étiquetage obligatoire des OGM

Face à la multiplication des initiatives locales visant à rendre obligatoire la mention de la présence d’OGM dans les produits alimentaires, le Congrès américain propose de renforcer l’évaluation des risques des OGM au niveau national et d’interdire cet étiquetage obligatoire. Des mesures que réclamait l’industrie agroalimentaire et agrochimique du pays.

© MCT/SIPAUSA/SIPA

Une proposition de loi visant à interdire l’étiquetage obligatoire des OGM dans les produits alimentaire vient d’être présentée au Congrès des Etats-Unis. Objectif : contrer la multiplication depuis quelques années aux Etats-Unis des initiatives locales pour rendre obligatoire cet étiquetage. La diversité des normes imposées par les différents États coûterait trop cher au secteur (entre 500 et 1500 $ par an et par foyer selon les études du secteur agroalimentaire). Le projet de loi sur «l’étiquetage alimentaire sûr et précis», présenté par le député républicain du Kansas Mike Pompeo, interdit donc spécifiquement toute obligation de mentionner la présence dans les aliments d’ingrédient transgénique. Afin d’harmoniser la réglementation, il propose de renforcer à la fois les normes et l'autorité de l'Agence des produits alimentaires et des médicaments (FDA) dans la régulation de l'étiquetage des OGM. Il s’agirait établir des critères nationaux et un examen obligatoire par la FDA de la sûreté des variétés d'OGM – l’analyse de risque est actuellement réalisée par les entreprises de biotechnologies elles-mêmes – avant qu'elles puissent être commercialisées. Il ne serait pas nécessaire d’étiqueter les produits qui auraient reçu le feu vert de la FDA. Le projet prévoit également d’encadrer l’étiquetage volontaire des «produits sans OGM». La FDA devra avant cela fixer un niveau maximal admissible de présence fortuite d'OGM autorisé dans les aliments portant un cette mention «sans OGM" .Cette initiative est saluée par le secteur agricole notamment l’American Farm Bureau – d’autant plus qu’elle a été initiée par la Grocery Manufacturers Association, qui représente les grands groupes agro-alimentaires et agro-chimiques américains.

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