La MFR de l'Orléanais s’adapte
La Maison familiale rurale (MFR) de l'Orléanais se prépare à une prochaine réouverture début juin.
Comme tous les établissements de l'enseignement agricole, la MFR de l'Orléanais a organisé la continuité pédagogique durant le confinement et se prépare à accueillir de nouveau ses élèves début juin. « Pour l’instant, nous sommes toujours en arrêt, puisque les MFR sont assimilées aux lycées, précise le directeur Philippe Aimé. Nous sommes suspendus aux informations et nous attendons avec impatience le 2 juin pour savoir ce qu’il va en être ».
Bien qu’il y ait une certaine incertitude, l’établissement se prépare à cette fameuse reprise. Il est prévu de réorganiser les plannings de fin d’année pour diminuer fortement le nombre de personnes présentes sur le site.
« L’idée est d’avoir le moins de monde possible en même temps. Nous prévoyons de diminuer de moitié le nombre d’élèves par classe, détaille Philippe Aimé. Un sens unique de circulation sera mis en place, avec un escalier pour la montée et un autre pour la descente, comme ça personne ne se croise. Le travail à la maison sera privilégié pour le personnel enseignant, avec un roulement au niveau du présentiel ».
Bien qu’il soit toujours dans l’attente des masques, gels hydroalcooliques…, le directeur assure que « les mesures d'hygiène et de salubrité préconisées par les autorités » seront respectées. « Chaque salle, chaque point d’eau, chaque lieu de vie sera équipé de gel hydroalcoolique et sera agencé pour respecter la distanciation d’un mètre minimum entre chaque individu ».
En attendant, les enseignants de la MFR assurent la continuité pédagogique auprès des jeunes avec des cours à distance, des visioconférences, des vidéos sous forme de tutos, des échanges par mail et bien sûr, fournissent les cours, exercices et divers supports via Internet.
« Le confinement nous a aidés à développer de nouveaux outils, de nouvelles compétences pédagogiques, assure Philippe Aimé. Bien que les personnes soient plus ou moins à l’aise avec le numérique, tout le monde s’y est mis. Et, je pense que le télétravail, l’utilisation de l’outil numérique est un pli qui est pris et qui restera ».
Particulièrement vigilant à essayer de maintenir un lien avec les jeunes, le directeur a la sensation que ces derniers ont envie de revenir. « On voit à leur visage que ça commence à être long… Mais malgré tout, nous n’avons pas noté de décrochage absolu. »
Afin que les résultats soient les plus pertinents possible et que « personne ne soit privilégié ou pénalisé par le Covid-19 », le ministère de l’Agriculture a pris la décision qu’une commission étudiera chaque dossier pour l’obtention du bac. « Tout sera pris en compte, aussi bien les notes que les appréciations et l’implication dans la formation. »
La MFR affiche un taux de réussite en moyenne de 90 % aux examens. Un taux qu'elle compte bien maintenir.