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Economie
François Hollande lance son pacte de responsabilité

Le Président de la République a solennellement lancé lors de la troisième conférence de presse de son quinquennat, le 14 janvier, quatre chantiers constituant un pacte de responsabilité qui doit permettre à la France de retrouver la croissance.

"La France doit impérativement retrouver de la force économique ", a déclaré d’emblée François Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier. Pour cela, il entend mettre un terme à la fuite en avant qui a mené au creusement des comptes publics et de la balance commerciale. Il en assume une part de responsabilité, tout en estimant y avoir déjà donné un coup d’arrêt. Il entend cependant aller plus loin et plus vite. Pour ce faire, il compte sur toutes les forces vives du pays, notamment les entreprises, pour ouvrir une nouvelle étape. Celle-ci doit s’articuler, selon le Président, autour d’un constat simple : « Il faut produire plus, il faut produire mieux. C’est donc sur l’offre qu’il faut agir ». C’est dans cet esprit, explique-t-il qu’il propose aux entreprises de s’engager dans un pacte de responsabilité, afin de retrouver de la croissance et gagner la bataille pour l’emploi.

Quatre chantiers ouverts

François Hollande a identifié quatre chantiers pour agir sur l’offre. Le premier portera sur l’allégement du coût du travail. Il se propose de supprimer les cotisations sociales pour les entreprises et travailleurs indépendants, ce qui représenterait une économie de 30 milliards d’euros pour ces acteurs économiques. La question se pose de l’avenir du Crédit impôt compétitivité emploi qui avait été le cheval de bataille du gouvernement pour relancer l’emploi. Sans parler vraiment de sa suppression, le chef de l’etat a demandé que s’engage une discussion sur son avenir. Ce dispositif demeure maintenu pour cette année et en 2015, générant un allègement de la masse salariale, respectivement de 4% et 6%. Le deuxième chantier vise à garantir plus de visibilité pour les entreprises, en modernisant leur fiscalité. Il s’agira de diminuer le nombre de taxes et également de ne pas modifier, en permanence, les règles du jeu. Le troisième chantier vise « un choc de simplification en réduisant les normes qui entravent la vie des entreprises, depuis leur création jusqu’à leur cession ». À l’égard des représentants des salariés ou de la société civile, le président s’est toutefois voulu rassurant. Il assure qu’il ne s’agit pas « de diminuer les protections, notamment sur le plan social, sanitaire ou environnemental, mais de simplifier et faciliter ». enfin, le dernier chantier portera sur l’emploi. Face aux gages donnés aux entreprises en réponse à des demandes maintes fois exprimées, par les trois premiers volets du pacte, le président leur demande « des contreparties». Celles-ci devront « fixer des objectifs chiffrés d’embauches, d’insertion des jeunes, de travail des seniors, de qualité de l’emploi de formation, d’ouvertures de négociationssur les rémunérations et la modernisation du dialogue social ».

Dégager 50 milliards d’Euros

Ce « grand compromis social » aura évidemment un coût. Le président assure qu’entre 2015 et 2017, il faudra dégager 50 milliards d’euros supplémentaires. Il estime l’objectif atteignable, car cela représente « seulement » 4% des dépenses collectives. Il entend cependant innover sur la méthode, en ne procédant pas à des coupes budgétaires « aveugles, indifférenciées, touchant tout le monde et injustes ». Il entend engagerdes réformes structurelles, redéfinissant les missions principales de l’etat. Un Conseil stratégique de la dépense sera mis en place et évaluera chaque mois les politiquespubliques. L’etat ne sera pas le seul concerné, mais également les organisations territoriales pour lesquelles une réflexion sera engagée pour « en terminer avec les enchevêtrements, les doublons et les confusions ».

 



Le Medef veut des clarifications

Le président de l'organisation patronale Medef, Pierre Gattaz, a estimé au lendemain de la conférence de presse du chef de l’Etat, que le discours de François Hollande allait « dans le bon sens » et demandé au chef de l'Etat des « clarifications» pour le 21 janvier sur le « pacte de responsabilité » proposé aux entreprises. Le patronat manifeste ainsi sa bonne volonté pour participer à la mise en place de ce pacte présenté par le chef de l'Etat comme « le plus grand compromis social depuis des décennies ». A l’heure où nous bouclons le numéro, nous n’avions pas pu obtenir de réaction plus spécifique de l’Ania qui est désormais membre du Medef. La veille, à l’issue du discours de François Hollande, trois organisations patronales (CGPME, l'Asmep-ETI et UPA) se sont dites prêtes à le suivre dans son pacte de responsabilité, demandant des précisions et que les mesures soient applicables au plus vite.

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