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Édito
Sébastien Méry : « Des mesures pour réduire l’onde de choc du séisme énergétique »

Sébastien Méry le 24 octobre 2022 à Outarville.
Sébastien Méry le 24 octobre 2022 à Outarville.
© Audrey Bouts / Horizons

Lundi 24 octobre, la FNSEA 45 s’est réunie aux 3-Laboureurs, à Outarville, avec la chambre d’Agriculture 45 et l’ensemble des filières du département, pour alerter les médias des conséquences de la hausse des coûts de l’énergie sur les productions agricoles. Le syndicat a également envoyé un courrier à la préfète afin de tirer la sonnette d’alarme et faire des propositions d’accompagnement.

Notre vision des crises est souvent courtermiste, j’en veux pour preuve la pénurie de carburant où la question cruciale était : « Allons-nous manquer de carburant pour les vacances de la Toussaint ? ». Dans nos filières agricoles une autre question paraît plus légitime : « De quoi manquerons-nous dans nos assiettes dans quelques semaines, quelques mois, ou à l’automne 2023 ? ». Ce renchérissement exponentiel de l’énergie impacte les productions agricoles à plus ou moins long terme et entretient la crise alimentaire. Toutes les filières de productions du Loiret sont touchées.

Nos chaînes alimentaires : producteurs, collecteurs, transformateurs se retrouvent devant des dilemmes et aussi des choix cornéliens d’arbitrage car certains coûts deviennent insupportables. D’autres n'ont même plus le choix et sont sous la menace de délestages d’électricité, pourtant vitale en continu à leur activité.

Mise en danger des productions

Passer ce constat, quels sont les risques ? En France, nous mangeons à notre faim, il y a tout dans les rayons de nos magasins (si l’on oublie quelques accidents de parcours pour des condiments qui relèvent nos vinaigrettes). Les risques sont de mettre en difficulté la pérennité de nos entreprises, avec pour conséquence de diminuer, voir de faire disparaitre des productions agricoles.

Et ce ne sont pas les paroles de Dominique Schelcher, président de Système U, qui vont nous rassurer. Le week-end dernier il a annoncé une rupture de stock sur 10 à 12 % des produits « nous n’avons jamais connu, en tout cas pas depuis plus de 50 ans, une crise comparable à celle d’aujourd’hui », a t-il annoncé.

Des mesures pour défendre l'agriculture

Des mesures rapides et immédiates doivent être prises pour réduire l’onde de choc du séisme énergétique. Sur les délestages, il faut que l’agriculture soit reconnue comme secteur stratégique et prioritaire. Sur les coûts, à l’instar des particuliers et des communes, le bouclier tarifaire doit aussi concerner l’agriculture. Et d’autres mesures et solutions ont été évoquées par les filières agricoles du Loiret pour un retour à un prix de l’énergie soutenable.

Nous sommes aussi en ordre de marche pour défendre un modèle agricole qui soit apporteur de solutions dans cette crise de l’énergie. Nous payons cher nos faiblesses, tergiversations et dépendance énergétique, c’est pour cela que la FNSEA du Loiret est un farouche défenseur des producteurs, qui sont les fondations d’une souveraineté alimentaire forte.

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