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« Défendre tout le monde »

Éleveur laitier à Saint-Denis-sur-Loire (Loir-et-Cher), Cédric Daudin est le nouveau président de JA Centre-Val de Loire. Il raconte son parcours et livre sa vision du syndicalisme.

Horizons  : Quel a été votre parcours, de votre formation à votre installation  ?

Cédric Daudin  : J’ai passé un BTS Productions animales en 2009 au lycée de Tours-Fondettes (Indre-et-Loire). Aussitôt après, je me suis installé sur l’exploitation familiale à Saint-Denis-sur-Loire (Loir-et-Cher). Il y avait des bovins viande et, à mon arrivée, nous avons monté un atelier lait.

Combien de vaches possédez-vous  ?

Je possède soixante-dix vaches pour une production de 350  000 litres. Je livre celle-ci à la laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel (Loiret). Je pratique également la vente directe.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir éleveur laitier  ?

Je me sens éleveur dans l’âme et je voulais avoir des vaches laitières. J’ai toujours aimé cette production.

Depuis quand adhérez-vous à JA  ?

Depuis 2010. Le réseau permet de faire des rencontres et de se défendre.

De quelle manière avez-vous découvert le syndicat  ?

Lors d’un comice, où Jeunes agriculteurs avait un stand.

Quelles sont les valeurs de JA qui vous ont attiré  ?

Nous défendons tout le monde et nous prônons des installations à taille humaine.

Quelle est votre vision d’une exploitation à taille humaine  ?

Celle-ci doit être viable, vivable et transmissible.

Quelles ont été vos précédentes fonctions à JA  ?

J’ai été successivement secrétaire général départemental, secrétaire général régional et administrateur régional, en charge du dossier bovins lait.

Qu’est-ce qui vous a incité à prendre des responsabilités dans le syndicat  ?

Comme pour une entreprise, si chacun prend sa part de travail, les choses fonctionnent normalement. En y passant un temps raisonnable.

Parvenez-vous à concilier activité professionnelle et engagement syndical  ?

Oui car je reste agriculteur et je recours au Service de remplacement lorsque je me rends à des réunions.

Qu’avez-vous appris des fonctions que vous avez exercées  ?

La France est grande et diverse. Par exemple, en lait, nous sommes tous éleveurs mais personne ne travaille de la même manière. Le nouveau projet d’installation doit se construire à plusieurs afin que toutes les régions soient placées sur un pied d’égalité.

Y a-t-il une différence de nature entre un secrétariat général départemental et la même fonction au niveau régional  ?

Un secrétaire général régional assure le relais entre les secrétaires généraux départementaux et nos instances nationales. Un secrétaire général départemental est plus près des adhérents.

Quand on gravit les échelons syndicaux, garde-t-on le contact avec les adhérents  ?

Je reste agriculteur. Donc, je vois toujours les adhérents de mon canton.

Que retenez-vous de vos rencontres avec les représentants des organisations professionnelles agricoles  ?

Nous sommes là pour défendre l’installation des jeunes.

Est-ce difficile de se faire entendre auprès d’interlocuteurs n’ayant pas nécessairement la même optique  ?

Si nos avis divergent, nous échangeons afin que les choses avancent.

Pour quelles raisons avez-vous souhaité prendre la présidence régionale de JA  ?

À la suite du renouvellement qui vient d’avoir lieu, le conseil d’administration compte de nombreux jeunes. Nous ne voulions pas les laisser seuls au bureau. Étant le plus ancien (31 ans, NDLR), c’était à moi de succéder à ­Guillaume Gonet (celui-ci a présidé JA Centre-Val de Loire pendant quatre ans, NDLR).

Quel est le sentiment qui vous anime  ?

Certes, je préside JA Centre-Val de Loire mais je ne suis pas seul. Je représente un réseau. Je suis plus un porte-parole que le numéro un.

Quel conseil vous a donné votre prédécesseur  ?

Il m’a dit que nous étions des agriculteurs avant d’être des élus. La ferme passe en premier lieu.

Quelle sera la ligne directrice de votre mandat  ?

La prochaine Politique agricole commune prévoit de régionaliser les installations. Nous nous battrons pour garder un cadre national au dispositif. Par ailleurs, en Centre-Val de Loire, l’ensemble des filières est représenté. Nous essaierons de défendre tout le monde.

Propos recueillis par Olivier Joly

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