Un théâtre de l’effroi
La pièce La Dame blanche, plusieurs fois nommée aux Molières, explore la notion de peur, assez rarement développée au théâtre.

Avez-vous déjà eu peur au théâtre ? C’est un thème qui n’y est pas souvent développé. C’est ce qui fait l’originalité de la pièce La Dame blanche, au théâtre du Palais royal à Paris.
Plusieurs fois nommée aux Molières, elle utilise tous les codes du genre du suspense psychologique dans un scénario digne des films d’Hitchcock et dans une mise en scène virevoltante et efficace.
Sans tout dévoiler, voilà un aperçu de l’histoire : jeune gendarme, Malo renonce à sa maîtresse au profit de sa femme qui lui annonce qu’elle est enceinte.
Jusque-là, c’est du vaudeville bien classique. Ensuite, ça bascule : après sa mort accidentelle, sa maîtresse revient hanter les vivants qui cèdent à la panique alors qu’ils abritent malgré eux, le monstre au sein de leur communauté.
Ensuite, en vrac, on rencontre des fantômes, des médiums, des menhirs, des effets spéciaux particulièrement réussis, des serial killers et des personnages très attachants.
« Au contraire du Grand Guignol, nous n’avons pas cherché le sanguinolent, ni à créer une simple attraction style manoir hanté. Nous voulons plonger le spectateur dans un récit envoûtant, avec des personnages proches de nous, proches de vous », explique Sébastien Azzopardi, le metteur en scène.
La Dame blanche est un vrai thriller où le quotidien bascule peu à peu dans le paranormal.
Photo : Émilie Bouchon