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La FDSEA 45 alerte les députés

Pour la première fois depuis leur élection de juin dernier, et face aux différentes sources d’inquiétudes du monde agricole, les députés loirétains ont été conviés par la FDSEA 45 à l’occasion d’un petit déjeuner parlementaire qui s’est tenu vendredi 22 septembre.

© Fdsea 45

Reflet de l’actualité, l’ordre du jour a été plus que jamais chargé entre la conjoncture agricole, le dossier glyphosate, les zones intermédiaires et les zones défavorisées simples, l’entretien des rivières ou même les dégâts provoqués par les nuisibles.

« On traverse des temps difficiles, il y a des enjeux importants et il est crucial de partager une vision commune », introduit Cédric Benoist, président de la FDSEA 45.

Prises de positions des ONG injustifiées, agribashing  permanent dans les médias, déferlantes sur les réseaux sociaux, force est de reconnaitre qu’il n’est peut-être pas si évident pour les parlementaires de se faire facilement une opinion objective sur tous les sujets.

Afin que les députés maitrisent mieux les spécificités agricoles de leur territoire, la FDSEA 45 a souhaité ainsi commencé par présenter les caractéristiques de l’agriculture loirétaine, définie par la diversité de ses productions mais aussi par celle de ses typologies de sols. Mais derrière le poids économique que représente l’agriculture départementale, impossible de ne pas évoquer la crise économique structurelle sans précédent que vivent les agriculteurs. Malmenés, ceux-ci subissent un effet ciseau entre des prix en berne, les catastrophes climatiques et une hausse de leurs coûts de production.  Les revenus professionnels 2016 transmis par les agriculteurs à la MSA sont éloquents : 31% des agriculteurs loirétains ont un revenu annuel négatif et 40% des agriculteurs ont un revenu mensuel inférieur à 360 euros. C’est sans oublier les réformes défavorables de la PAC pour notre région où la ponction s’est faite sur les céréaliers et les polyculteurs éleveurs, et la suppression des facteurs de production comme les néonicotinoides qui engendre une baisse de la productivité et des surcoûts.

« Depuis le coup de grisou de 2016 où les agriculteurs ont vu leur revenu annuel moyen abaissé à moins 8000 euros,  les répercussions économiques commencent à se voir. La situation est très tendue, et les coopératives font déjà des avances sur la récolte 2018 pour que les agriculteurs puissent payer leurs intrants », explique Cédric Benoist.

Du côté des productions animales, si la volonté de développer la filière avicole est forte,  on assiste à un fort déclin du nombre d’exploitations laitières en raison des mises aux normes imposées qui doivent être amorties sur 20 ans et d’une revalorisation du prix du lait qui se fait attendre. « Nous sommes en restructuration constante depuis 10 ans et quand un élevage ferme on n’y remet jamais de vaches. Il en est de même du côté de l’Est du département, en grandes cultures, certains agriculteurs préfèrent céder plutôt que de continuer à creuser leur tombe. De plus, les réformes de la PAC se sont faites sur des projections de marché optimistes et c’est tout le contraire qui se passe», déplore-t-il.

Quelles sont les marges de manœuvre sur lesquelles vous pouvez influer ? Lance Cédric Benoist aux députés.

La suite de la rencontre dans notre édition du 29 septembre.

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