Où partent nos cotisations : JA 41 propose aux agriculteurs d’échanger avec la MSA
Les Jeunes agriculteurs de Loir-et-Cher ont organisé une réunion intitulée « Où partent nos cotisations ? » avec les représentants de la MSA Berry-Touraine, mercredi 27 novembre au Crédit agricole de Blois.
Les Jeunes agriculteurs de Loir-et-Cher ont organisé une réunion intitulée « Où partent nos cotisations ? » avec les représentants de la MSA Berry-Touraine, mercredi 27 novembre au Crédit agricole de Blois.







Mercredi 27 novembre, une quarantaine d’agriculteurs se sont réunis au Crédit agricole de Blois à l’initiative des Jeunes agriculteurs de Loir-et-Cher. La réunion, intitulée « Où partent nos cotisations ? », avait pour objectif de permettre un dialogue direct entre les agriculteurs et les représentants de la MSA Berry-Touraine. Son directeur, Étienne Le Maur, sa sous-directrice, Juliette Chatelut, et son président, Pascal Cormery, ont répondu aux questions des exploitants.
« On est souvent critique à l’égard de la MSA. Au lieu de manifester, on s’est dit qu’il était intéressant d’échanger. J’espère que cette réunion permettra à tous d’y voir plus clair sur le fonctionnement de la MSA », explique le président de JA 41, Fabien Bourgueil, en préambule.
Deux fois plus de prestations que de cotisations
La MSA Berry-Touraine accompagne 10 337 exploitants agricoles et 22 551 salariés équivalents temps plein. Étienne Le Maur a évoqué des chiffres qui ont interloqué les participants : en 2023, la MSA Berry-Touraine a versé 642,38 millions d’euros de prestations, pour seulement 314,68 millions d’euros de cotisations et contributions perçues. « Il y a deux fois plus de prestations versées que de cotisations que vous percevez ? », s’interroge un agriculteur, surpris.
Pascal Cormery réaffirme que « ces chiffres s’expliquent par le vieillissement de la population agricole. Les retraités augmentent et, faute de repreneurs, les actifs sont moins nombreux ». Il souligne également que la question centrale n’est pas celle des cotisations, mais bien celle de la baisse des revenus agricoles : « C’est cela le vrai problème ».
Une MSA au plus proche des agriculteurs
La proximité reste une priorité pour la MSA, qui dispose de seize points d’accueil sur sa zone géographique, dont six en Loir-et-Cher : Blois, Vendôme, Romorantin, et des services à Mondoubleau, Neung-sur-Beuvron et Saint-Aignan. Malgré une réduction des effectifs — passés de 300 salariés par département à 300 pour l’ensemble de la caisse —, l’organisme s’efforce de maintenir une réactivité satisfaisante. « Nous faisons de notre mieux avec les moyens dont nous disposons », affirme Pascal Cormery.
Lors de la réunion, les représentants de la MSA Berry-Touraine détaillent plusieurs dispositifs d’accompagnement destinés à soutenir les agriculteurs dans leurs démarches. Le portail numérique Soutien agri permet notamment de les répertorier ; il est accessible sur le site Internet de la MSA.
Le système d’à-valoir social est présenté. Il permet de lisser les cotisations sociales afin d'optimiser la gestion des revenus.
Le mal-être agricole, un sujet central
Les représentants rappellent également le rôle crucial de la MSA dans la prévention et le soutien face au mal-être agricole. En 2023, 118 signalements ont été pris en charge grâce à Agri’écoute, une plateforme offrant un accompagnement psychologique disponible en permanence. 227 agriculteurs ont bénéficié de l’aide au répit, permettant jusqu’à 14 jours de remplacement pour les exploitants en situation d’épuisement professionnel.
Le président de JA 41 conclut la réunion en mettant en lumière l’importance des échanges : « Nous avions besoin de ce dialogue pour mieux comprendre nos enjeux communs ».